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Rentrée Universitaire : Hausse du coût de la vie étudiante

La rentrée étudiante sous pression

Alice Motte
mis à jour le 31/08/2021

Sommaire

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Plan #MaRentrée2021 - Une rentrée universitaire 2021 à 100% en présentiel ?

Fruit des échanges et de la concertation avec la communauté de l'enseignement supérieur, souhaité par Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, le plan #MaRentrée2021 précise les modalités de la rentrée universitaire 2021 et fixe un objectif clair : réussir une rentrée à 100 % en présentiel.

Le plan #Marentrée2021 fixe les grandes lignes de la rentrée universitaire 2021 : Les établissements pourront organiser librement leurs enseignements en présence ou à distance en fonction de leur stratégie pédagogique. Toutefois, le ministère recommande aux établissements de maintenir autant que possible les enseignements en présence, notamment pour les travaux dirigés. Les établissements comme les bibliothèques universitaires maintiendront leurs salles de ressources et l'ensemble de leurs dispositifs d'accueil accessibles aux étudiants souhaitant suivre un ou plusieurs enseignements à distance. L'ensemble des activités ouvertes sur les campus seront de nouveau accessibles à tous les étudiants qui le souhaitent, dans le respect des normes sanitaires.

S'agissant de la lutte contre la circulation virale, les gestes barrières devront continuer d'être observés strictement lors de la rentrée. Le port du masque, sauf évolution favorable de la situation sanitaire, sera maintenu. La vaccination étant la meilleure arme face à l'épidémie, Il est urgent que les étudiants prennent rendez-vous pour la première injection afin de pouvoir se faire vacciner d'ici la rentrée. A noter : aucune contrainte de jauge ne s'applique à l'accueil des étudiants dans les établissements d'enseignement supérieur depuis le 1er juillet 2021 et près de 71 % des étudiants sont engagés dans le processus de vaccination ou souhaitent le faire (données fournies par Santé publique France).

Plusieurs dispositifs issus de la crise perdureront au cours des prochains mois : maintien du dispositif "Santé Psy Étudiant" ; droits d'inscription dans l'enseignement supérieur gelés pour la deuxième année consécutive ainsi que les loyers dans les résidences étudiantes des Crous ; ticket RU à 1 euro maintenu pour les étudiants boursiers ; le déploiement de distributeurs de protections périodiques sera poursuivi. Enfin, les aides aux employeurs concernant l'apprentissage sont maintenues jusqu'à la fin de l'année 2021, y compris pour les masters

Toujours 6 000 étudiants sans Master à ce jour

Alors qu’ils ont pourtant obtenu leur licence avec succès, de nombreux étudiants se retrouvent à quelques jours de la rentrée scolaire sans Master et vont devoir revoir leurs ambitions à la baisse. Dorénavant, les bonnes notes ne sont plus suffisantes pour s’assurer une place, et seuls les premiers de promotion peuvent poursuivre dans les Masters qu’ils désirent vraiment.

Les directeurs de formation ont ainsi vu les demandes représenter plus de 50 fois les places disponibles en témoigne le hashtag #EtudiantsSansMaster sous lequel les étudiants expriment leur colère face à cette sélection qu’ils jugent injuste. Par exemple, la directrice du Master Droit Pénal de l’Université de Reims a reçu cette année plus de 2 330 candidatures pour seulement une quarantaine de places dans la formation. Autre exemple, La Faculté de droit et de science politique d’Aix-Marseille a reçu cette année plus de 23 000 candidatures pour à peine 1 150 places disponibles en master de Droit. En cause, la réforme de 2016, qui prévoit désormais la sélection à l'entrée en Master 1 alors qu’elle intervenait auparavant entre le Master 1 et le Master 2. Si cette sélection permet de ne plus laisser les étudiants sur le carreau, avec un demi-diplôme à la sortie du M1 puisque désormais l’inscription en M2 dans le même établissement est de droit, elle crée de fait un goulot d'étranglement qui éjecte violemment du système universitaire de nombreux étudiants. D’autant qu’un grand nombre de concours tels que l’examen d’accès au crfpa ou le concours d’entrée à l’école de la magistrature sont accessibles uniquement après quatre années voire cinq années d'études supérieures.

Lancée au début de l'été sur la plateforme de mobilisation change.org, la pétition visant à revoir le système de sélection des étudiants en master ("Stop au massacre de la sélection en Master !") a déjà reçue plus de 3 800 signatures. Pour tenter d’endiguer la colère des étudiants sans Master, Frédérique Vidal la ministre de l’enseignement supérieur avait annoncé en juillet la création de 3 000 places supplémentaires dans les filières dites « en tension » pour la rentrée 2021. Dans un entretien accordé au Parisien mardi 24 août, elle a annoncé l'ajout de 1 400 places supplémentaires, aux 3 000 promises (700 en Droit et 700 en Economie-Gestion).

Au-delà de la question du manque de place, se pose aussi celle de la gestion des places. En effet, des étudiants ayant été acceptés dans plusieurs formations mais peu soucieux du sort de leurs camarades placés sur liste complémentaire oublient de se désister, alors qu’ils savent qu’ils n’iront pas étudier au sein de tel ou tel master. Le désistement au sein d’un master fait de plus l’objet d’une procédure laborieuse ponctuée d’échanges de mails souvent laissés sans réponse. A cela s’ajoute, avec le système actuel, la possibilité, pour l’étudiant de candidater à autant de formation qu’il souhaite et dans des universités partout en France. Il n’existe aucune limite aux candidatures, ce qui contribue aussi à faire gonfler le nombre de postulants au sein d’un master et à bloquer des places. C’est pourquoi, Frédérique Vidal a annoncé au début juillet la mise en place d’un dispositif de « gestion nationale des candidatures en master, qui permettra une analyse des dossiers plus simple et plus rapide à la manière de Parcoursup pour le post-bac ». Une réforme de la plateforme « Trouver mon master » qui regroupe actuellement l'intégralité des diplômes nationaux de master proposés par les établissements d'enseignement est prévue. Mais il est déjà trop tard pour les milliers d’étudiants aujourd’hui sans Master, et qui craignent d'être laissés sur le carreau dans les prochains jours, puisque la plateforme ne verra le jour qu'à la rentrée universitaire 2022.

Le coût du logement reste un souci majeur pour les étudiants

Pour les chanceux ayant réussi à obtenir une place dans le Master de leur rêve ou les malheureux qui se sont vus dans l’obligation de s’exiler parfois à des centaines de kilomètres du domicile familial, en raison d’une unique réponse favorable dans un Master à l’autre bout de l’hexagone, se pose la question du coût du logement qui demeure exorbitant

Selon une enquête de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), le coût de la rentrée pour chaque étudiant non boursier a progressé de 1,32 % en 2021 pour s’établir à 2 392 euros en moyenne. Une hausse stimulée notamment par le coût des masques sanitaires, indique la FAGE dans son baromètre annuel. Paul Mayaux le président de la FAGE explique dans le dossier d'enquête que « le logement représente toujours le premier poste de dépense pour les jeunes » et que le coût d’un logement représente « une fois de plus près de 50% des frais de vie courante d’un(e) étudiant(e) ». Le dossier de presse de la FAGE indique un coût moyen de 500 euros (+1,86 %) par mois en régions et de 674 euros (+2,19 %) en Ile-de-France.

Le coût du logement qui reste un souci majeur pour les étudiants est à mettre en parallèle avec l'optimisation de l’investissement dans l'immobilier locatif. Keyliance, le spécialiste du rachat de crédit en Métropole et dans les départements d’Outre-Mer (Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion), vous propose aujourd’hui le top 3 des villes étudiantes où il fait bon d’investir, ainsi que les quartiers à privilégier.

1. Paris. Selon une étude réalisée par Studapart, plateforme tournée vers la location de logements en ligne, au travers de laquelle elle dévoile un classement des villes étudiantes dans lesquelles il est le plus intéressant d'investir, Paris se trouve en haut du podium. En effet, investir à Paris demeure une valeur sûre en raison de la très forte demande de logements dans la capitale, ce qui contribue à rendre le taux de vacance locative quasi-nul. Gros point noir de l’investissement à Paris : le prix d’acquisition du bien, puisqu’un studio en vente dans la capitale coute en général plus de 200.000 euros. D’ailleurs l’étude l’affirme « investir à Paris n'a jamais été le meilleur choix pour rentabiliser rapidement son investissement locatif ». Il faudra donc s’armer de patience pour récolter les fruits de son investissement immobilier. La start up recommande de privilégier les quartiers aux prix immobiliers moins élevés et prisés des jeunes comme le XVIIIe, le XIXe et le XX e. Ces quartiers vivants attirent les étudiants grâce à leur cadre de vie paisible et leur proximité avec des lieux emblématiques comme Montmartre, ou les Buttes-Chaumont….

2. Bordeaux. De même que pour Paris, pour investir à Bordeaux il faut prévoir un budget conséquent. En effet, un studio de 20 m² à Bordeaux coûte en moyenne 120.000 euros. La hausse spectaculaire de l’immobilier (+56,5 % en dix ans) y est pour quelque chose. Good news pour les propriétaires, les loyers sont assez élevés (moyenne de 659 €) pour s’assurer un taux de rentabilité brute intéressant de 6,6% . Studapart recommande d’investir dans des quartiers éloignés du centre historique mais moins onéreux et qui attirent tout autant la population étudiante comme les Chartrons, les Capucins ou Saint-Michel.

3. Lille. Bien que la météo ne soit pas au rendez-vous, la capitale des Flandres est tout de même la 3ème ville étudiante de France après Paris et Lyon. Dans cette ville qui comptait plus de 114.000 étudiants en cette année 2021 la pénurie de logements est moins importante qu'à Paris ou Bordeaux, mais le marché immobilier locatif demeure sous tension tout au long de l’année. Si vous comptez investir dans l’immobilier à Lille, sachez que l'acquisition d’un studio coûte environ 100.000 euros. En parallèle, le loyer moyen d’un appartement est estimé à 520 euros, ce qui offre une taux de rentabilité brute intéressant s’élevant à 6,2 %. Les étudiants apprécient particulièrement le quartier Vauban qui allie la proximité des facultés, le calme et des montants de loyers qui restent corrects ainsi que l’écoquartier du Bois blanc, véritable nid à start-up.

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