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LOA LLD frais cachés

LOA, LLD : des coûts cachés

Thomas Anselme
mis à jour le 03/06/2021

Sommaire

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Les coûts cachés des locations LOA et LLD

Les formules de location longue durée (LLD), avec ou sans option d’achat (LOA), attirent maintenant de plus en plus les consommateurs, qui les utilisent pour s’équiper en véhicules, ainsi qu’en électroménager et en électronique. Mais attention, les loyers affichés, qui sont souvent très attractifs, peuvent cacher des frais qu’il faut savoir anticiper.

Depuis quelques temps le traditionnel crédit à la consommation est en déclin au profit d’autres solutions d’accès aux bien de consommation, telles que la LLD et la LOA. Selon la Fédération Bancaire Française (FBF), la part des Français qui ont actuellement un crédit à la consommation est la plus basse jamais vue depuis 30 ans : moins d’un quart des Français (24,9% précisément), contre 29% il y a encore une vingtaine d’années. Les changements d’habitudes de consommation causés par la pandémie de Covid-19 a bien entendu joué un rôle dans ce changement, mais ce n’est pas la seule raison. Ce recul s’explique aussi par l’émergence de nouvelles formes de financement. Deux en particulier : la LOA (Location avec Option d’Achat) et la LLD (Location Longue Durée, appelé aussi leasing).

C’est le secteur de l’automobile qui a été le premier à permettre cela, faisant aujourd’hui de la LOA son principal mode de financement. Selon ASF dans son rapport mensuel de février 2021, sur 737 millions d’euros empruntés par les Français pour financer des véhicules, 688 millions l’ont été sous la forme d’une LOA. Quant à la LLD, elle représentait près de 30% des ventes du marché automobile, particuliers et sociétés confondues, lors du dernier trimestre de l’année 2020 (source : Lettre Sesamlld, T4 2020). Surtout que la LLD se diffuse aussi dans d’autres secteurs commerciaux, comme l’électroménager ou l’électronique.

Le prix affiché et les divers coûts cachés

C’est donc un constat, la LLD et la LOA ont trouvé leur public. Ces formules présentent de nombreux avantages, notamment la simplicité et la souplesse, mais elles présentent aussi des inconvénients et des contraintes de coût et d’usage. Les Français semblent donc avoir tranché en faveur des avantages, mais sont-ils bien conseillés ? Le coût total d’un bien financé grâce à une Location Longue Durée ou une Location avec Option d’Achat est en effet plus complexe à calculer, en comparaison d’un crédit classique.

Pourtant, sur le papier tout semble facile. Dans les annonces et les publicités des revendeurs, le loyer mensuel est souvent présenté comme tout compris. Il faut cependant se pencher sur les petites lignes des contrats, pour comprendre que le premier loyer versé est généralement beaucoup plus onéreux. Il représente parfois jusqu’ 30% du prix d’achat. Et contrairement à une caution, ce versement ne sera pas remboursé lors de la restitution du bien loué. Il existe aussi d’autres coûts liés à ces formules de location.

Voici les 3 principaux que vous devrez prendre en considération si vous souhaitez opter pour une LOA ou une LLD :

Les frais liés à l’usage

C’est indéniablement un des atouts de la LLD ou de la LOA, celles-ci permettent d’éviter la corvée de la revente du bien lorsque l’utilisateur souhaite changer d’équipement. Ces formules ont toutefois des contraintes, notamment pour les véhicules : le kilométrage limité. Les contrats de location prévoient généralement un forfait kilométrique. Plus le nombre de kilomètres compris dans ce forfait est élevé, et plus le prix de la location sera cher. Il faut donc estimer au plus juste les kilomètres qui vont être parcourus, car en cas de dépassement du forfait les kilomètres supplémentaires seront facturés au moment de la restitution du véhicule. Et le coût est généralement assez élevé. Il faut en effet compter entre 5 et 10 centimes par kilomètres supplémentaire effectué. Certains contrats permettent de relever le plafond du forfait kilométrique une ou deux fois au cours de la location, en contrepartie d’une hausse du loyer mensuel. Mais les loueurs ne pratiquent pas tous de cette façon. Il est donc important de vérifier ce point avant de signer le contrat.

Les frais liés à l’usure

Lorsque vous choisissez un contrat de location LLD ou LOA, mieux vaut être soigneux avec le matériel loué. Vous avez la responsabilité d’entretenir et de réparer le bien loué, afin de le restituer en excellent état. Par exemple dans le cas d’une location d’automobile, au moment de la restitution le concessionnaire passera en revue tous les éléments du véhicule. Il va examiner en détails l’état du moteur, des pneus et des jantes, de la carrosserie, de l’intérieur du véhicule, à la recherche de dommages de nature à réduire sa valeur résiduelle. La moindre rayure ou grosse tâche entraînera ainsi des frais de remise en état.

L’association 60 millions de consommateurs a d’ailleurs publié une enquête en septembre 2020, et de nombreux automobilistes ayant eu recours à ce type de contrats se plaignent d’avoir payé des frais importants, parfois au-delà de 1500 €uros, pour des petits dégâts jugés inévitables lorsqu’on utilise un véhicule au quotidien pendant plusieurs années : des traces noires, des petits impacts, des micro-rayures, etc. Ces cas sont sans doute rares car les contrats prévoient généralement une exemption de frais pour les dégradations relevant d’une usure normale. Cependant, il est parfois difficile pour le consommateur de contester. Mieux vaut, donc, intégrer à son budget une petite enveloppe destinée à éventuellement couvrir ces frais.

Les frais de résiliation anticipée

Que se passe-t-il si vous ne souhaitez pas aller jusqu’à la fin de la période de location ? Pour une Location avec Option d’Achat, c’est simple. Ce type de contrat est soumis au cadre du crédit à la consommation, et il est prévu la possibilité de rembourser par anticipation, sans indemnités. Pour une Location Longue Durée, ce n’est pas le cas. La LLD n’est pas assimilée à un crédit à la consommation. Les informations et protections réglementaires qui l’encadrent sont celles d’une location classique et elles sont donc beaucoup plus limitées. Si vous souhaitez restituer le bien loué, en particulier parce que vous éprouvez des difficultés à assumer les mensualités, vous risquez d’être piégés. Les contrats prévoient le paiement de l’intégralité des mensualités dues jusqu’au terme du contrat initial. Vous pourriez de plus avoir à vous acquitter de frais librement fixés par le loueur : des frais forfaitaires variables pour rejet de prélèvement, par exemple, ou des intérêts de retard calculés pour certains à un taux proche du taux d’usure.

Le vide réglementaire entourant la Location Longue Durée devrait prochainement être comblé. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a annoncé que ses services allaient initier des travaux pendant cette année 2021, afin de faire évoluer ce type de contrats.

Des alternatives aux LOA et LLD ?

Si vous souhaitez faire l’acquisition d’un véhicule, d’autres solutions de crédits qui peuvent s’offrir à vous. Elles sont parfois moins coûteuses que les formules de location LOA et LLD, et ne présentent pas de coûts cachés.

Vous pouvez ainsi demander un crédit à la consommation « affecté », destiné au financement d’un bien, comme une automobile ou une moto.

Autre alternative : le regroupement de crédits. Si vous avez déjà des crédits en cours, il peut être judicieux de les regrouper en un seul, afin de diminuer le coût mensuel de vos crédits. Cette opération avantageuse permet aussi d’intégrer une enveloppe de trésorerie supplémentaire qui pourra servir au financement du véhicule. Cette somme est disponible tout de suite, et elle est intégrée dans le coût du crédit.

Le regroupement de crédit permet aussi de retrouver une situation financière saine et une meilleure maitrise de son budget. N’hésitez pas à nous solliciter pour une étude gratuite et sans engagement.

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