Keyliance - Simulation de rachat de crédit
Pauvreté en France 2024 : quel impact sur le budget des ménages ?

Pauvreté en France 2024 : quel impact sur le budget des ménages ?

Franck Motte
mis à jour le 10/07/2026

L'essentiel en 30 secondes : Selon l'étude « Niveau de vie et pauvreté en 2024 » publiée par l'Insee le 9 juillet 2026, le taux de pauvreté se stabilise à 15,4 % de la population en France métropolitaine : c'est le niveau le plus élevé jamais mesuré depuis le début de la série en 1996. Concrètement, 9,8 millions de personnes vivent avec moins de 1 337 € par mois pour une personne seule (seuil fixé à 60 % du niveau de vie médian). Dans les Outre-mer, la situation est encore plus tendue : de 26,8 % de personnes pauvres en Martinique à environ 53 % en Guyane, au seuil national. Pour les ménages dont le budget se resserre, des leviers existent : aides publiques, accompagnement budgétaire et, pour les foyers qui remboursent plusieurs crédits, restructuration de l'endettement.

Fin de mois de plus en plus serrées, arbitrages entre courses et factures d'énergie, épargne de précaution qui fond : si vous avez le sentiment que votre budget se tend, les chiffres publiés ce jeudi 9 juillet par l'Insee le confirment à l'échelle du pays. La pauvreté monétaire s'est installée à un niveau record et, dans le même temps, l'Observatoire des inégalités constate que les inégalités de revenus atteignent en 2024 leur plus haut niveau depuis 30 ans.

Derrière ces statistiques, il y a une réalité très concrète pour des millions de ménages, en métropole comme dans les Outre-mer : un pouvoir d'achat sous pression et des charges fixes — dont les mensualités de crédit — qui pèsent de plus en plus lourd. Nous décryptons ces chiffres, ce qu'ils disent de la santé financière des ménages, et surtout les actions concrètes à envisager selon votre situation.

Que mesure vraiment le seuil de pauvreté monétaire en France ?

Le taux de pauvreté monétaire correspond à la part de la population vivant sous le seuil de pauvreté, fixé par convention à 60 % du niveau de vie médian. En 2024, ce seuil s'établit à 1 337 € par mois de revenu disponible pour une personne seule et à 2 005 € pour un couple, montants auxquels s'ajoutent 401 € par enfant de moins de 14 ans et 669 € par enfant plus âgé.

Point important pour bien lire ces chiffres : il s'agit d'une mesure relative, calculée après impôts et prestations sociales, sur le champ de la France métropolitaine. Elle ne tient pas compte du coût de la vie local — un point décisif quand on parle des Outre-mer, nous y revenons plus bas.

Les chiffres clés 2024 : un record qui s'installe

Après la forte hausse de 2023 (de 14,4 % à 15,4 %, soit environ 650 000 personnes supplémentaires en un an), le taux de pauvreté ne recule pas : il se stabilise en 2024 à son plus haut niveau depuis la création de l'indicateur en 1996.

15,4 % — le taux de pauvreté le plus élevé jamais mesuré en France
Indicateur (Insee, revenus 2024)ValeurÉvolution
Taux de pauvreté (France métropolitaine)15,4 %Stable, au plus haut depuis 1996
Personnes sous le seuil de pauvreté9,8 millionsStable après +650 000 en 2023
Seuil de pauvreté (personne seule)1 337 € / moisEn hausse avec le revenu médian
Intensité de la pauvreté19,7 %+0,5 point
Taux de pauvreté des chômeurs36,1 %Stabilisation
Taux de pauvreté des retraités10,4 %Nettement sous la moyenne

Deux signaux méritent une attention particulière. D'abord, l'intensité de la pauvreté progresse : la moitié des personnes pauvres vivent désormais avec moins de 1 074 € par mois, soit 19,7 % sous le seuil. Être pauvre en 2024, c'est donc l'être un peu plus « profondément » qu'en 2023. Ensuite, le taux de pauvreté des enfants continue d'augmenter (+0,5 point en 2024, après +1,3 point en 2023), ce qui traduit la fragilité persistante des familles, et notamment des familles monoparentales.

Analyse : pourquoi le budget des ménages modestes reste-t-il sous pression en 2026 ?

L'Insee relève que les niveaux de vie des ménages modestes se sont redressés en 2024, grâce à un marché du travail encore bien orienté et aux revalorisations du Smic, des pensions de retraite et des prestations sociales dans un contexte de ralentissement de l'inflation. Mais ces revenus n'ont pas progressé plus vite que ceux du milieu de l'échelle, qui bénéficient des mêmes effets : mécaniquement, la part de personnes sous le seuil ne diminue pas.

Ce constat prolonge celui de 2023, année où la fin des mesures exceptionnelles de soutien au pouvoir d'achat (indemnité inflation, prime exceptionnelle de rentrée) et le recul des revenus des indépendants les plus modestes avaient fait basculer des centaines de milliers de personnes sous le seuil. L'Observatoire des inégalités, dans sa synthèse publiée le 9 juillet 2026, confirme la tendance de fond : les inégalités de revenus sont en 2024 à leur plus haut niveau depuis 30 ans, portées notamment par le dynamisme des revenus financiers des ménages les plus aisés.

Notre lecture d'expert : Le vrai sujet pour les ménages actifs n'est pas seulement le seuil statistique : c'est l'effet de ciseaux entre des revenus qui progressent lentement et des charges fixes (logement, énergie, assurances, mensualités de crédit) qui absorbent une part croissante du budget. Un ménage peut être au-dessus du seuil de pauvreté et vivre pourtant une asphyxie budgétaire réelle si ses charges récurrentes dépassent 40 à 45 % de ses revenus.

Outre-mer : une pression budgétaire démultipliée

Le chiffre national de 15,4 % ne couvre que la France métropolitaine. Dans les départements et régions d'Outre-mer, la pauvreté mesurée au seuil national atteint des niveaux sans commune mesure avec l'Hexagone.

TerritoireTaux de pauvreté (seuil national)Année de référence Insee
La Réunion36,1 %2021
Martinique26,8 %2021
Guadeloupe34,5 %2017 (dernière donnée disponible)
Guyaneenviron 53 %2017 (dernière donnée disponible)
France métropolitaine15,4 %2024

À cette pauvreté monétaire plus fréquente s'ajoute un facteur aggravant que les statistiques nationales ne captent pas : la vie chère. Les écarts de prix avec la métropole, documentés notamment par un rapport du Sénat cité par l'Observatoire des inégalités, atteignent +16 % en Guadeloupe, +14 % en Martinique et en Guyane et +9 % à La Réunion, tirés en grande partie par l'alimentation — poste qui pèse le plus lourd dans le budget des ménages modestes. À revenu égal, le pouvoir d'achat réel d'un ménage ultramarin est donc structurellement inférieur à celui d'un ménage métropolitain.

L'œil de l'expert local : Cette réalité, nos équipes la mesurent chaque jour sur le terrain. À La Réunion, notre filiale Finandom accompagne les ménages réunionnais depuis ses 4 agences de proximité (Sainte-Marie, Saint-André, Saint-Pierre et Saint-Leu). Aux Antilles et en Guyane, Keyliance Antilles reçoit les emprunteurs en agence en Martinique et à distance sur l'ensemble de l'arc antillais. Ce que nous observons : des ménages actifs, souvent propriétaires ou en voie de l'être, dont le reste à vivre se dégrade sous l'effet cumulé des prix locaux et de mensualités contractées à des périodes de taux moins favorables. C'est précisément pour ces situations que la combinaison d'un parcours digital et d'un conseiller local fait la différence.

Budget sous tension : quelles solutions pour protéger votre pouvoir d'achat ?

Soyons clairs, car la rigueur l'exige sur un sujet aussi sensible : il n'existe aucune solution miracle contre la pauvreté, et le rachat de crédits n'en est pas une. La bonne réponse dépend entièrement de votre situation. Nous distinguons trois cas de figure.

1. Vos revenus sont sous le seuil de pauvreté et vous n'avez pas ou peu de crédits

La priorité absolue est d'activer vos droits. Une part importante des aides sociales n'est pas réclamée par les personnes qui y sont éligibles : prime d'activité, chèque énergie, aides au logement, tarifs sociaux. Vérifiez vos droits sur les simulateurs officiels (mesdroitssociaux.gouv.fr, caf.fr) et rapprochez-vous d'un Point Conseil Budget, dispositif public et gratuit d'accompagnement budgétaire présent en métropole comme dans les DOM.

Infographie Keyliance : pourquoi avez-vous l'impression de vous appauvrir ? Comparaison du reste à vivre de deux ménages, effet de ciseaux entre revenus et charges fixes, et solutions pour protéger son budget

2. Vous remboursez plusieurs crédits et les mensualités étouffent votre budget

Si vous cumulez crédit immobilier, crédits à la consommation, crédits renouvelables ou découverts récurrents, le regroupement de crédits peut être un levier pertinent de rééquilibrage. Le principe : substituer à l'ensemble de vos prêts un financement unique, avec une seule mensualité, adaptée à votre capacité réelle de remboursement. C'est un outil au service d'un objectif — retrouver un reste à vivre décent, éviter une dégradation financière, ou financer un projet nécessaire — jamais une fin en soi.

L'opération est particulièrement pertinente lorsque votre endettement comporte des crédits renouvelables ou des découverts, dont les taux sont souvent très supérieurs à ceux d'un financement restructuré. Point de vigilance essentiel : la baisse de mensualité s'obtient généralement par un allongement de la durée, ce qui peut augmenter le coût total du crédit. L'analyse doit donc toujours se faire sur le TAEG et le coût global de l'opération, pas uniquement sur la mensualité affichée.

3. Vous ne parvenez plus à faire face à vos échéances

Si votre situation est déjà compromise — incidents de paiement répétés, charges durablement supérieures aux revenus — la procédure de surendettement auprès de la Banque de France est le dispositif adapté. Elle est gratuite, confidentielle, et permet de rééchelonner voire d'effacer partiellement les dettes. Un courtier sérieux doit savoir vous orienter vers cette voie lorsque c'est la bonne, plutôt que de proposer un financement inadapté.

Erreur fréquente : Attendre que la situation se dégrade avant d'agir. Beaucoup de ménages ne réexaminent leur endettement qu'après le premier incident de paiement — or un fichage FICP complique fortement toute restructuration. Le bon réflexe : faire le point dès que vos charges fixes dépassent durablement 40 % de vos revenus, quand toutes les options sont encore ouvertes.

Cas client et simulation pédagogique

Le cas de Nathalie et Marc, 47 et 51 ans, en métropole

Ce couple de salariés, 3 450 € de revenus nets mensuels, cumulait un crédit immobilier (890 €/mois), deux crédits à la consommation (410 €/mois) et un crédit renouvelable utilisé pour absorber les fins de mois (160 €/mois). Total : 1 460 € de mensualités, soit plus de 42 % de leurs revenus, avec un solde régulièrement à découvert. Après étude de leur dossier, le regroupement de l'ensemble de leurs prêts a ramené leur mensualité unique à environ 980 €, en allongeant la durée de remboursement. Leur taux d'endettement est repassé sous 29 % et le découvert chronique a disparu — en contrepartie d'un coût total de crédit plus élevé, accepté en connaissance de cause pour restaurer l'équilibre du budget.

Simulation pédagogique (exemple fictif, à titre illustratif uniquement) : Un ménage rembourse 1 400 € de mensualités pour 68 000 € de capitaux restants dus, répartis sur quatre crédits dont un renouvelable à taux élevé. Un regroupement sur une durée plus longue peut ramener la mensualité autour de 850 à 950 € selon le taux obtenu, le profil et les garanties. Ces montants ne constituent ni une offre ni un engagement : seule une étude personnalisée, fondée sur un TAEG réel, permet de mesurer la mensualité et le coût total effectifs de l'opération.
L'avis de l'expert Keyliance : Dans un contexte où le pouvoir d'achat stagne, la structure de votre endettement est l'un des rares leviers budgétaires directement actionnables. Notre recommandation : listez tous vos crédits avec leur taux, leur mensualité et leur capital restant dû. Si un crédit renouvelable ou un découvert récurrent figure dans la liste, une restructuration mérite d'être étudiée en priorité. Nos conseillers analysent gratuitement votre situation, en métropole comme dans les DOM : faites votre simulation gratuite en 3 minutes pour obtenir une première réponse.

FAQ — Budget des ménages, pouvoir d'achat et seuil de pauvreté

Quel est le seuil de pauvreté en France en 2024 ?

Le seuil de pauvreté 2024 s'établit à 1 337 € par mois de revenu disponible pour une personne seule et 2 005 € pour un couple, plus 401 € par enfant de moins de 14 ans et 669 € par enfant plus âgé. Il correspond à 60 % du niveau de vie médian mesuré par l'Insee.

Combien de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France ?

En 2024, 9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France métropolitaine, soit 15,4 % de la population. C'est le niveau le plus élevé depuis le début de la mesure en 1996, après une hausse de 650 000 personnes déjà enregistrée sur la seule année 2023.

Pourquoi la pauvreté est-elle plus élevée dans les Outre-mer ?

Mesurée au seuil national, la pauvreté touche 36,1 % des Réunionnais et 26,8 % des Martiniquais (2021), 34,5 % des Guadeloupéens et environ 53 % des Guyanais (2017). Revenus plus faibles, chômage plus élevé et vie chère (+9 % à +16 % de prix par rapport à la métropole) se cumulent.

Le taux de pauvreté tient-il compte du coût de la vie locale ?

Non. Le taux de pauvreté est une mesure monétaire relative, calculée après impôts et prestations, qui ignore les écarts de prix entre territoires. À revenu identique, un ménage ultramarin subit un coût de la vie supérieur de 9 % à 16 %, ce qui réduit d'autant son pouvoir d'achat réel.

Que faire quand les mensualités de crédit étouffent le budget ?

Au-delà de 40 % de charges fixes rapportées aux revenus, faites un diagnostic complet. Le regroupement de crédits permet de réduire la mensualité unique en allongeant la durée, ce qui peut augmenter le coût total : comparez toujours sur la base du TAEG et du coût global, jamais sur la seule mensualité.

Le rachat de crédits est-il une solution contre la pauvreté ?

Non. C'est un outil de restructuration destiné aux ménages qui remboursent déjà plusieurs crédits. Sous le seuil de pauvreté sans endettement, les bons leviers sont l'activation des droits sociaux (prime d'activité, chèque énergie), les Points Conseil Budget et, en cas d'impasse, la procédure de surendettement de la Banque de France.

Je fais ma simulation gratuite en 3 minutes
Mentions légales : Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. Le regroupement de crédits entraîne généralement un allongement de la durée de remboursement et peut augmenter le coût total du crédit ; l'analyse doit porter sur le Taux Annuel Effectif Global (TAEG) et le coût global de l'opération. Les chiffres des exemples et simulations présentés dans cet article sont fictifs et fournis à titre purement pédagogique : ils ne constituent ni une offre de crédit ni un engagement contractuel.

Sources : Insee, « Niveau de vie et pauvreté en 2024 » et « L'essentiel sur… la pauvreté », données publiées le 9 juillet 2026 (insee.fr) ; Insee Première n° 2063, « Niveau de vie et pauvreté en 2023 », juillet 2025 (insee.fr) ; Observatoire des inégalités, « Les inégalités de revenus au plus haut », 9 juillet 2026, et « Outre-mer : une pauvreté et des inégalités de revenus bien plus élevées » (inegalites.fr) ; Insee Première n° 1804, « Une pauvreté marquée dans les DOM, notamment en Guyane et à Mayotte » (insee.fr). À vérifier avant toute utilisation.

Besoin d'un rachat de crédits ?

Simulez rapidement votre financement,
gratuit et sans engagement !

Simulation rapide

Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.