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Biens immobiliers impactés par le guerre entre l'Ukraine et la Russie

L'impact de la guerre en Ukraine sur l'immobilier en France

Antonin Buret
mis à jour le 09/05/2022

Sommaire

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Il va sans dire que le marché de l’immobilier fût assez impacté par la crise sanitaire, semant encore plus le doute quant à sa santé, son avenir et ses opportunités.

Nonobstant que l’ampleur de la crise sanitaire commençait à diminuer légèrement ces derniers temps, et donc permettait à l’immobilier de souffler quelque peu, voilà qu’un autre incident d’ordre mondial est survenu et l’impacte à nouveau.

Dans cet article, nous allons voir quelles sont les conséquences de la guerre en Ukraine sur le marché de l’immobilier en France.

Des matières premières bouleversées

Cette guerre, déclenchée par le le président du Kremlin Vladimir Poutine lors de l’invasion des troupes Russes sur le territoire Ukrainien la nuit du 23 février 2022, n’a eu de cesse d’engendrer des conséquences notables à l’échelle planétaire.

En effet, elles se répercutent aux quatre coins du monde, et notre hexagone n’y échappe pas, étant impacté sur différents marchés, dont l’immobilier

La hausse des matières premières est une des plus importantes quant à ce qu’elle laisse derrière elle. Bon nombre d’entre eux, comme l’acier, l’aluminium, le bois, les tuiles ou bien les cuivres par exemple, connaissent de ce fait des augmentations soudaines, qui étaient déjà apparues suite à la crise sanitaire qui plus est.

Pénuries, fractures au sein des chaînes logistiques, difficultés d’approvisionnement… Les matières premières subissent de plein fouet cet événement. Par exemple, un peu moins de 50% de l’aluminium que nous utilisons est en provenance de l’Ukraine ou de la Russie. Un record sans précédent à été enregistré : près de 3700€ pour une tonne.

Différentes hausses préoccupantes

Ensuite, il n’y à pas que les matières premières qui subissent une forte hausse. Effectivement, l’inflation se voit également encore augmenter suite à ce conflit, qui est d’ailleurs le premier entre deux États de l’Europe, depuis les conflits de la Seconde Guerre Mondiale. Comme la crise sanitaire liée à la pandémie du covid-19, c’est aussi un événement quelque peu nouveau actuellement, laissant donc une absence de référence.

Climat social, négociations salariales, pouvoir d’achat, difficultés d’emprunt, réticences des banques, augmentations en parallèle de dépenses courantes comme le prix de l'essence par exemple… L’inflation sur l’immobilier est sans précédents.

Certains taux présentent eux aussi des changements qui découlent du conflit entre l’Ukraine et la Russie. Par exemple, pour ce qui est des des taux moyens si l’on pouvait emprunter à un taux inférieur à 1% début 2022 sur une durée de 20 ans, il n’en est rien à l’heure d’aujourd’hui.

Il faut compter, pour une durée de 25 ans, 1.55%, puis 1.35% sur 20 ans et enfin 1.2% sur une période de 15 ans. Il en va de même pour les constructions, où les prix flambent de même. Le BT01, indice qui sert de référence, est en constante hausse également. Les ménages souhaitant faire une demande de construction se voient demander, en contrepartie, d’affecter une provision de 3% en moyenne.

Un avenir de plus en plus incertain

La guerre entre l’Ukraine et la Russie, affecte aussi lourdement l’aspect psychologique des Français quant au marché de l’immobilier.

La valeur refuge attachée à l’immobilier ces derniers temps, notamment de part la crise sanitaire, s’avère ainsi être fortement perturbée. Les hausses mentionnées plus haut dans l’article laissent planer le doute, car il est impossible de prévoir les changements à venir quant à elles, ou encore anticiper d’éventuelles nouvelles augmentations futures.

Voir des immeubles, des maisons, et d’autres propriétés immobilières détruites en masse, accompagnées de morts à la chaîne, sont loin de rassurer le peuple français pour l’investissement dans ce domaine. La solidité dont avait pu faire preuve l’immobilier en réponse à la pandémie du covid-19 s’en voit on ne peut plus dégradée. Les projets des ménages se repoussent, les craintes s’intensifient, et le moral s’effondre à petits feux.

La confiance en l’avenir par rapport à la pierre est dorénavant au plus bas, étant pourtant primordiale pour le bon fonctionnement de ce secteur, plus particulièrement pour les logements se rapportant à l’ancien, ou encore aux biens de prestige. De plus, il convient de dire que les ménages ont moins d’argent à accorder au logement, ainsi qu’aux crédits qui s’en réfèrent, conformément aux différentes hausses et incertitudes liées à ces dernières, présentées ci-dessus.

Mme. Gomes Sabrina, chef de l'agence "Immobilia" située à Choisy-Le-Roi, explique sur le plateau de BFM TV que depuis cette guerre les agendas sont presque vides, alors qu'auparavant des rendez-vous étaient présents toutes les heures. Effectivement, les notaires enregistrent au 4e semestre une légère baisse des transactions immobilières, qui étaient pourtant à un niveau quelque peu élevé. Les ménages n'arrivent plus forcément à se projeter comme avant, suite à ce conflit de l'ordre mondial. Le montant indiqué sur le devis ne sera certainement pas le même que celui payé quelques mois plus tard, les coûts liés aux constructions explosent, de même pour la matière première ainsi que son approvisionnement... Il est clair qu'il est préférable d'attendre que la situation se calme pour mieux se projeter sur un projet immobilier.

Mais qu'en est-il de notre beau pays dans tout ça ? Selon la Banque de France, cette guerre ferait baisser sa croissance économique de 0.2 à 0.8 points pour l'année 2022. Or, les estimations de décembre 2021 de la Banque de France pour cette croissance pour l'année actuelle étaient de 3.6%, alors qu'on serait aujourd'hui à 2.8% ou bien à 3.4% dans le meilleur des cas. Enfin, pour le plus long terme, concernant l'année 2023, ce conflit impacterait encore notre hexagone de sorte à ce que sa croissance serait de l'ordre de 1.3 à 2%. L'impact est on ne peut plus important. Les sanctions économiques infligées à l'encontre de la Russie, les tensions qui pèsent sur les marchés financiers ainsi que le recul de la demande internationale incluant donc plus ou moins indirectement celle adressée à la France, sont trois exemples de facteurs qui ont une influence sur l'impact de la Guerre en Ukraine sur l'immobilier en France, et bien entendu, sur la France de manière plus générale.

Le marché de l’immobilier en France, force d’être lourdement impacté ces dernières années par la crise sanitaire et le conflit entre l’Ukraine et la Russie, saura t-il résulter de ces évènements majeurs des enseignements fructueux ? Affaire à suivre…

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